Blogue, Maman etc, Maman Pieuvre, Prof etc / 2019-03-14

L’école à la québécoise!

L’expérience d’une famille venue de France dans notre système scolaire québécois

La première fois que j’ai vécu mon choc culturel scolaire j’avais 20 ans, les étoiles plein les yeux, des idées de grandeurs et des envies de découvertes. Je venais d’arriver à Montréal, après deux années passées dans une université à Paris, après 15 ans d’école française à l’île de la Réunion.

Évidemment à ce moment-là, je n’étais que de passage, tout était super : la disponibilité des professeurs, le campus de l’Université de Montréal, la vie étudiante, la douceur de la grande ville. Bref j’étais sur mon petit nuage, le retour à Paris fut pour moi très dur, reprendre avec un rythme plus rigide, une vie plus stressante.

J’avais pris ma décision: je devais revenir un jour.

De retour au Québec

Comme pour tout, le temps passe, la vie avance, la famille se construit… Depuis 8 ans et des poussières je suis de nouveau ici, en famille avec une petite cocotte de 22 mois.

Dès le départ, la question de l’école est arrivée rapidement. Nous qui venions d’un système qui met les enfants dès 3 ans (voir même 2 ans et demi) dans des structures rigides, nous avons eu un peu de mal à comprendre comment on pouvait faire autrement.

blur-child-classroom-256468

L’école à 5 ans? Impensable pour une grande partie de notre famille, qui nous regardait déjà comme des illuminés. Pourtant, lorsque le système fonctionne très bien (sous-entendu, une garderie, un bel environnement), il nous semble maintenant tout à fait logique de laisser aux enfants…le temps de grandir tranquillement.

Hélas, quand on arrive dans un nouveau pays, on ne débarque pas non plus de nulle part. Notre passé, notre éducation, tout est différent et tout semble nouveau ou étrange.

Avec mon aînée, il nous a fallu de nombreux essais erreurs pour enfin comprendre le système scolaire québécois, s’approprier certains codes et commencer à être à l’aise avec tout ça.

Ça commence par la garderie

Comme nous n’avons jamais été de grands défenseurs de l’école française, nous préférions laisser la chance à l’école québécoise.

Notre fille aînée a maintenant 10 ans et on peut dire que son parcours scolaire est assez tortueux. Je commencerai ici par vous parler seulement du début et de nos premières impressions. Et si cela semble vous plaire, un deuxième article suivra!

Tout a commencé au cours de son année en garderie familiale. Rapidement nous avons senti qu’Océane avait besoin de plus de stimulations que cette garderie ne lui apportait. Après un déménagement, nous nous sommes décidés à la changer de garderie pour une structure qui nous semblait mieux et plus stimulante (et elle l’était!). Au même moment, nous apprenions que notre école de quartier accueillait une pré-maternelle. Cela faisait un bout, que notre fille, influencée probablement par nos discussions sur l’école, nous réclamait d’y aller.

À lire: La maternelle à 4 ans?

architecture-building-daycare-159790

Un choc des cultures… éducatives!

Pensant bien faire, nous avons donc commencé les démarches pour l’inscription. Le jour de la rencontre avec les parents et le personnel de l’école, j’ai été plongée dans un système très nouveau.

Pourtant j’étais bien dans une école avec des classes, des écoliers, des tableaux, des… ah non attendez, les tableaux étaient tactiles! En fait l’école possédait les deux systèmes. Le bon vieux tableau noir (vert) et ce nouvel écran blanc… Premier choc! Mais je pense que celui-ci est dû à mon époque, plutôt qu’à ma culture !

adult-blank-business-515171

Le deuxième choc est arrivé lorsque le directeur de l’école a parlé de journée pédagogique, j’étais évidemment l’un des rares parents à ne rien comprendre de la fonction de ces journées-là.

Des journées de congé pour les enfants mais qui n’était pas un congé pour les enseignants? Des journées où les enfants devaient quand même aller à l’école car de toute façon les parents ne pouvaient pas prendre de congés… C’était presque à ni rien comprendre.

Le troisième choc est venu avec le nombre de vacances scolaires… Je ne comprends toujours pas comment on peut demander à de jeunes enfants de faire des journées si longues avec seulement 2 périodes de congés par an… Je ne parle pas de la pause estivale évidemment.

Les premières années nous ramassions littéralement Océane dans son assiette entre le mois d’octobre et de décembre. On a vraiment trouvé l’adaptation difficile.

Les profs aussi ont besoin de vacances! Lire un article sur le sujet!

blanket-book-care-1124837

 

Une période d’adaptation

Maintenant après quelques années de pratiques, ces petits décalages nous paraissent moins « étranges ». On a adapté nos horaires, on trouve que les journées pédagogiques ne sont pas si mal, même si on reste à l’école.

On fait en sorte de vraiment profiter et décrocher durant les congés. Quant à ce fameux écran tactile, Océane est très à l’aise avec et cela ajoute un vrai plus dans une classe. Reste à savoir si les professeurs trouvent cela aussi bien! (Allo les problèmes techniques et autres pannes imprévues).

* Si mon témoignage vous a plu, on se retrouvera bientôt pour de nouvelles découvertes sur le système scolaire! *

Écrit par: Maman Pieuvre

10714564_10152591500602762_7787759120962261989_o

Pour lire d’autres billets de Maman Pieuvre, clique ici!

Isa Belle

1 Comment

  1. Lexie

    Je vois très exactement ce que tu veux dire avec l’idée de la maternelle à 5 ans. Il y a 6 ans, on s’est dit «c’est un petit peu tard quand meme 5 ans, non? Moi je savais lire Presque, à cet age». Et 6 ans plus tard, on est plutôt «Mais c’est don ben assez tôt, 5 ans, pour aller à l’école. Laissez-leur don avoir du fun!» (français de France mâtiné de français québécois, donc ;))

    16 . Avr . 2019

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *